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Fleurs d’artifice. Les bouquets du musée des Beaux-Arts

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Dans le cadre de la Biennale 2022, la Ville de Nice vous invitait à découvrir l’exposition « Fleurs d’artifice. Les bouquets du musée des Beaux-Arts ». Une centaine d’œuvres du XIVe au XXe siècle mettait en valeur la diversité de la symbolique des fleurs dans l’histoire de l’art.

Dans le cadre de la Biennale 2022, la Ville de Nice vous invitait à découvrir l’exposition « Fleurs d’artifice. Les bouquets du musée des Beaux-Arts ». Une centaine d’œuvres du XIVe au XXe siècle mettait en valeur la diversité de la symbolique des fleurs dans l’histoire de l’art.

Si les œuvres issues de périodes anciennes sont souvent perçues comme « décoratives » par le grand public, elles étaient pourtant, au moment de leur création, chargées par l’artiste ou le commanditaire de délivrer un certain nombre de messages. Les plus connus, concernant les fleurs, sont relatifs au memento mori des vanités baroques ou aux symboles d’amour et de pureté de la peinture religieuse.

Le sens de la fleur et de l’œuvre qui la montre peut pourtant se référer, bien plus largement, à une époque, un événement, les traits de caractère d’une personne ou les savoirs qu’elle détient. Une approche iconographique fine permettait ainsi de se glisser dans la peau du regardeur du XVIIe ou du XIXe siècle et saisir quelle était la signification des motifs floraux, et à travers celle-ci, la fonction de l’œuvre dans son contexte d’origine.

Des somptueux bouquets peints aux fleurettes dissimulées dans les anfractuosités du marbre en passant par les expériences cubistes de Raoul Dufy, les fleurs d’artifice du musée des Beaux-Arts livrait à cette occasion tous leurs secrets.

Un partenariat inédit avec la Chambre syndicale des fleuristes des Alpes-Maritimes permettait d’offrir un double regard sur les œuvres d’art. Le vernissage a donné lieu à une exposition de compositions florales au sein du musée, d’après les œuvres de l’exposition, qui faisaient également l’objet d’un parcours commenté rédigé par les fleuristes.

Dix boutiques partenaires ont exposé des reproductions des œuvres du musée à cette occasion, proposant à la vente des bouquets librement inspirés de celles-ci :

  • Ageron Fleurs à Nice
  • Abelia Fleurs à Magagnosc
  • André Fleurs à Nice
  • Art Floral au Cannet
  • L’atelier fleuriste à Saint Laurent du Var
  • Maria Fleurs à Cannes
  • Au Paillon fleuri à Nice
  • Bravi Fleurs à Nice
  • France Flor à Nice
  • Un peu beaucoup à Nice

Œuvres et vues de l’exposition

Transcription textuelle de la vidéo

Biennale des Arts de Nice
À partir du 9 juin 2022

11 expositions dans les musées de la Ville de Nice
Nice.fr

Johanne Lindskog, Directrice du Musée des Beaux-Arts
[00’00’11] L’exposition Fleurs d’artifice. Les bouquets du musée des Beaux-Arts, est présenté depuis le dix sept juin et sera ouverte jusqu’au trente octobre.
[00’00’19] Elle s’attache à montrer, au travers de l’histoire de l’art, pourquoi les artistes ont représenté des fleurs. Ce motif de la fleur peut avoir de nombreuses significations.
[00’00’30] Et on voit du treizième siècle au vingtième siècle qu’il va endosser toutes sortes de messages à destination des spectateurs. Nous avons travaillé avec une illustratrice Charlotte Colt qui a réalisé dans chaque salle d’exposition de gigantesques fleurs : tulipes, pavot chrysanthèmes, lys, qui nous permettent d’expliquer plus précisément pourquoi ces fleurs là sont extrêmement représentées dans les œuvres.
[00’01’04] Nous avons noué un partenariat avec la chambre syndicale des fleuristes, ce qui nous a permis de travailler directement avec des professionnels de la fleur.
[00’01’14] Ils ont réalisé, pour le vernissage de l’exposition, de grandes compositions florales directement inspirées d’œuvres qu’il avait choisies dans la collection.
[00’01’24] Ils ont également composé des commentaires très personnels, qui sont présentés à proximité des œuvres choisies, avec des photos de leurs compositions florales.
[00’01’33] Au vingtième siècle, les artistes se sont emparés du motif de la nature morte, et plus précisément de la fleur, comme d’un motif non narratif qui leur permettait de pousser plus loin leurs recherches sur l’abstraction. Et nous voyons ici, avec Raoul Dufy, dont le musée conserve une magnifique collection, que ce motif de chrysanthème va être simplifié à l’extrême, jusqu’à devenir ces fleurs tâchistes qui sont pleinement dans l’abstraction. Ce sont des gouaches, qui sont des projets textiles pour réaliser ensuite des tissus d’ameublement ou des tissus vestimentaires.
[00’02’10] Alors, nous avons avec nous cette, cette oeuvre du dix-septième siècle de l’École italienne et qui présente une Annonciation, c’est à dire le moment où Marie apprend qu’elle qu’elle va être enceinte. Et entre l’ange qui l’annonce et Marie se trouve une fleur de lys. Cette fleur de lys est extrêmement importante au moyen-âge et à la renaissance, car elle symbolise la pureté mariale, et justement ce miracle par lequel la Vierge Marie a pu accoucher tout en restant immaculée.
[00’02’46] À l’occasion de cette exposition, nous avons beaucoup travaillé sur la collection du Musée des Beaux-Arts et ceci nous a permis de découvrir un petit chef-d’œuvre dans cette collection, qui est donc ce tableau qui se trouve à mes côtés, un tableau de Jan Brueghel, qui représente une nature morte où des fleurs sont représentés dans des coupes orfévrées et accompagnées d’un petit écureuil.
[00’03’13] Ce tableau est caractéristiques des tableaux flamands du dix-septième siècle, qui a été produit en série, mais toujours avec de légères variantes, et qui était à la fois dans une grande minutie et préciosité. C’étaient des tableaux qui valaient extrêmement cher, et les espèces de fleurs qui étaient représentées devait aussi faire référence aux qualités du commanditaire du tableau.

Vernissage
vendredi 17 juin 2022
Commissariat

Commissaire Général de la Biennale « Fleurs ! » : Jean-Jacques Aillagon
Commissariat de l’exposition : Johanne Lindskog, conservatrice du patrimoine, directrice du musée des Beaux-Arts Jules Chéret, Juliette Chevée conservatrice du patrimoine, assistées de Jeanne Pillon, Emmanuelle Terrel et Clara Langer

Presse
Dossier de presse
Raoul DUFY, Composition aux chrysanthèmes sur fond noir Vers 1924, fusain et gouache sur papier vergé, 59 x 43,3 cm N.Mba 6129, musée des Beaux-Arts Jules Chéret, Nice Achat de la Ville de Nice en 1986