Dans cet accrochage, le musée des Beaux-Arts Jules Chéret mettait en lumière les œuvres de sa vaste collection autour de différentes thématiques. Pour les périodes les plus anciennes (XIIIe – XVIIIe siècles), il s’agissait de découvrir l’évolution de la représentation de la Vierge dans la peinture. Une sélection de sculptures datant principalement des XIXe et XXe siècles invitait à s’intéresser au drapé comme symbole ou comme effet décoratif et, plus largement, à l’intention de réalisme qui dicte le rendu des visages et des postures. Les changements progressifs du rapport des artistes au réel au XIXe siècle, qui se traduisent dans la manière de peindre et de sculpter, étaient ensuite explorés au travers des œuvres de Marie Bashkirtseff, Louise Breslau, Gustave Courbet ou encore Constant Troyon. Pour le XXe siècle, des œuvres de Pierre Bonnard, Charles Camoin, Henri et Marthe Lebasque ou encore Raoul Dufy donnaient à penser la Modernité dans les arts.
Œuvres et vues de l’exposition



2de moitié du XIXe siècle, huile sur toile, 92 x 75 cm
N.Mba 312, musée des Beaux-Arts Jules Chéret, Nice
Legs de M. Marc Antoine Fabre en 1885
[Actuellement en prêt au musée Courbet à Ornans]



Transcription textuelle de la vidéo
Johanne Lindskog, Directrice du Musée des Beaux-Arts de Nice
[00’00’05] Nous sommes au musée des Beaux-arts Jules Chéret de Nice.
[00’00’09] Actuellement installé dans une somptueuse demeure de la belle époque, et nous allons aujourd’hui découvrir le nouvel accrochage des collections qui présentent des œuvres du treizième au vingtième siècle.
[00’00’25] Nous ouvrons l’exposition dans cette magnifique et théâtrale salle de bal, avec un accrochage de sculptures de la fin du dix-neuvième siècle et du début du vingtième siècle.
[00’00’38] Cette sculpture a été réalisée à la fin du dix-neuvième siècle par un artiste à ce jour anonyme d’après Luigi Guglielmi. Elle est en marbre et l’artiste a rivalisé de virtuosité pour rendre la légèreté du drapé du tissu sur le visage de cette jeune femme.
[00’00’56] Cette oeuvre a été réalisée par Gustave-Adolphe Mossa en mille neuf cent cinq et elle s’intitule « Elle »
[00’01’02] Il s’agit de l’un des chefs-d’œuvre du symbolisme européen finissant. Il représente ici l’une de ses obsessions en ses jeunes années, à savoir les femmes fatales.
[00’01’13] Ce tableau a été réalisé en mille neuf cent trente sept par Charles Camoin.
[00’01’17] Dans ce tableau, on retrouve encore des influences fauves liées à la carrière de Camoin, qu’il a commencé avec Matisse en fondant le courant du fauvisme.
[00’01’30] Ce tableau s’intitule Le Mai à Nice. Il a été réalisé par Raoul Dufy dans les années mille neuf cent trente. Il est dédié à son épouse Émilienne, qui était une niçoise de son vrai nom, Eugénie Brisson.
[00’01’42] L’exposition durera jusqu’au vingt deux octobre et le musée est ouvert tous les jours, sauf le lundi, de dix heures à dix huit heures.