Cent-soixante ans après l’annexion de Nice à la France, le musée revenait, avec cette exposition, sur l’histoire de sa création, intimement liée à cet événement historique.
En effet, lorsque Napoléon III visite la cité en 1860, l’activité artistique reste le fait d’initiatives privées. Aucun établissement muséal d’ampleur ne permet de structurer les collections et les manifestations.
L’Empire met alors en œuvre une politique volontariste, empreinte de bienveillance envers les territoires nouvellement rattachés. Très vite, le projet du musée des Beaux-Arts est porté par des personnalités dont les origines, activités et positions politiques diverses nourrissent un débat passionnant mêlant les dimensions esthétiques et sociales aux questions d’identité et de revendications territoriales.
Auréolé du prestige de son bâtiment – le palais Kotschoubey-Thomson – et de sa collection, constituée d’envois remarquables de Paris et de dons majeurs de collectionneurs privés, le musée des Beaux-Arts Jules Chéret ouvre ses portes au public en janvier 1928, presque soixante-dix ans après le début de cette véritable « bataille des Beaux-Arts ».
L’exposition offrait un parcours qui déroulait le fil de cette longue histoire, abordant les nombreux événements et projets qui l’ont jalonnée. Un regard rétrospectif, pour expliquer le musée tel qu’on le connait aujourd’hui, dans toute sa splendeur et l’éclectisme de sa collection.
Œuvres et vues de l’exposition






Le catalogue
Sous la direction de : Johanne Lindskog, Marion Duvigneau, Jean-Paul Potron
Publié aux Éditions : Éditions Snœck
Cent soixante ans après l’annexion de Nice à la France, le musée des Beaux-Arts Jules Chéret revient sur sa genèse, intimement liée à cet événement historique…
