MUSEE DES BEAUX ARTS DE NICE
Du palais au musée

En 1878, la princesse ukrainienne Elisabeth Kotchoubey se rend propriétaire d’un terrain de plus d’un hectare, aux Baumettes non loin du quartier d’élection de l’importante colonie russe.
Elle entreprend alors la construction d’une villa qui débute le 30 mai 1878 et qu’elle cède le 18 avril 1883 à Monsieur James Thomson ou Thompson, richissime citoyen américain.
Il donne, aidé de l’architecte niçois Constantin Scala, le panache définitif à cet édifice.
Le palais est décoré de fausses fresques pseudo-pompéennes. Ceinturé d’un grand jardin anglais, le palais connaît de fastueuses réceptions, des concerts et des bals auxquels sont invités les plus célèbres hivernants de la Côte d’Azur.
Sir James Thomson meurt à Nice dans cette villa le 11 décembre 1897.
La villa fut revendue en 1920, puis en 1924, après avoir vu son parc loti, mutilé, réduit au tiers.
C’est en 1925, que la Ville de Nice en fait l’acquisition pour la transformer en musée des Beaux-Arts, sous le nom de « Palais des Arts Jules Chéret ». L’intérieur subit de profondes modifications de manière à fonctionnaliser cette demeure qui n’a pas été prévue pour être un musée. D’où la disparition des plafonds illusionnistes, des faux marbres trop colorés et de nombreuses colonnes jugées trop encombrantes.
Cependant les espaces demeurent identiques, particulièrement le grand escalier, qui est sans doute l’un des plus beau de la Belle Epoque sur la Côte d’Azur.
L’inauguration a lieu le 7 janvier 1928.
En 1971, le 25 mai Gustav Adolf Mossa, meurt après presque cinquante ans de conservation du même musée.
Les dépôts de l’Etat d’œuvres impressionnistes : Boudin, Monet, et Guillaumin ainsi que la vaste collection de Raoul Dufy (don et legs de Madame Dufy) viennent compléter le panorama de la peinture française du XIXe siècle et XXe siècle.