LES COLLECTIONS DU MUSEE DES BEAUX ARTS DE NICE

Jules Cheret

1836 (Paris) - 1932 (Nice)

Le Domino Jaune, 1908
carton de tapisserie pour la tapisserie du Salon Fenaille réalisée à l'atelier Gauzy, 190X200cm
Don du Baron Vitta en 1925, N.Mba 2119
© Ville de Nice
Photo : Muriel Anssens

Son père est un ouvrier typographe élevant difficilement plusieurs enfants. De sept à treize ans, Jules est éduqué dans un pensionnat du quartier Saint-Jacques. Dès cet âge, il manifeste des dispositions évidentes pour le dessin. Son père le place chez un patron pour un apprentissage de trois ans du métier d’ouvrier lithographe. La sensibilité de l’enfant s’éveille lors de longues visites, le dimanche au Musée du Louvre. Il suit les cours de l’Ecole nationale de dessin, qui est aujourd’hui l’Ecole des Arts Décoratifs.

Il passe ensuite quelques mois à Dôle comme ouvrier lithographe puis il séjourne six mois à Londres. De retour à Paris, il est présenté à Offenbach, qui souhaite une affiche pour la représentation de son opérette Orphée aux enfers aux Bouffes. Ce succès n’est suivi d’aucune commande et il retourne à Londres.

Se liant d’amitié avec Rimmel, il décore les étiquettes des produits de beauté du célèbre parfumeur. Celui-ci met à la disposition de son protégé des sommes importantes afin qu’il puisse créer à Paris une imprimerie lithographique. Il connaît un grand succès dès ses premières affiches. Il est l’un des grands fondateurs de l’affiche moderne.

Après le succès de la lithographie, Jules Chéret souhaite se tourner vers la peinture. Il travaille donc sur toile, exécute aussi des fresques commandées par ses mécènes (Décoration de l’Hotel de Ville de Paris, Villa la Sapinière d’Evian, Préfecture de Nice) . Ses pastels sur papier sont remarquables. Les dernières années - à partir de 1925, il est frappé d’une cécité quasi-complète - se déroulent à Nice, où il s’est fixé avec son épouse, également devenue aveugle.