LES COLLECTIONS DU MUSEE DES BEAUX ARTS DE NICE
Jean-Baptiste CARPEAUX

Valenciennes, 1827 – Courbevoie, 1875
Le triomphe de Flore
1873
Plâtre patiné
140 x 119 cm
Don de Mme Clément-Carpeaux, 1934
N° inv. 2906

Une fois encore, Carpeaux rompt avec l’académisme ambiant en nous présentant une Flore toute en grâce, mais surtout en vie, en chair, en sourire ! Il en est de même pour ces putti trépidants, martelant le sol dans leur joyeuse ronde.
A ce propos, voici ce que le marquis de Chennevières, alors directeur des Beaux-Arts, prononce sur la tombe de l’artiste : « … quand une école va tourner à la froideur, à la petite manière et à l’affaissement, s’il survient un homme qui lui rappelle que la vie est quelque chose dans la représentation des êtres vivants, et qu’une société aussi mouvementée que la nôtre ne peut guère s’exprimer que par le mouvement […] alors son nom a droit d’être inscrit sur la liste des plus glorieux enfants de la patrie ».
Commandé à Carpeaux pour orner le pavillon du Louvre, l’ampleur et le débordement de ce haut-relief inquiéta à tel point l’architecte Lefuel, que celui-ci n’hésita pas à menacer Flore d’une décapitation sommaire si elle ne rentrait pas dans le rang mais Carpeaux ne voulut rien entendre. L’œuvre fut malgré tout maintenue en place grâce à l’intervention de Napoléon III.

Clotilde Simonis

biographie artiste
Autres oeuvres
- Le génie de la Danse

catalogue : 1989 / Jean-Baptiste Carpeaux, Forneris, J., A.C.M.E., 1989. 81 p., 76 ill. / 50F