Jules-Henri LENGRAND
INCANDESCENCES
18 septembre - 2 novembre 2014

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Jules-Henri LENGRAND, Au commencement
1982 -1987 Acrylique sur toile
Photo Muriel Anssens Copyright Ville de Nice 2014

Le musée rend hommage au peintre Jules-Henri LENGRAND (1907-2001) qui fut l’un des peintres officiels de la Ville de Nice .

Ayant obtenu le 1er Grand Prix de Rome en gravure taille-douce en 1930, il est nommé professeur de dessin et peinture à l’Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Nice en 1934 où il demeure jusqu’en 1972. Il obtient un atelier de travail à la villa Paradiso à Nice.

A partir de 1937 il réalise une commande publique pour la Salle des Pas perdus de l’Hôtel de Ville de Nice qui décrit l’histoire du Comté de Nice en quatre grandes toiles :

  • La victoire des Grecs sur les peuples ligures, à l’origine du nom de Nikaïa
  • La dédition au comte de Savoie en 1388
  • Bonaparte partant pour la Campagne d’Italie
  • La ville de Nice à la Belle Époque

C’est le point de départ d’une prestigieuse carrière artistique à Nice avec diverses oeuvres murales (Centre d’études juridiques, couvent des Dominicains, Centre de protection civile , façades et panneaux décoratifs en lave émaillée dans des écoles de la ville, vitraux de la Chapelle du couvent des Carmélites, vitraux de l’Eglise St Jean l’Evangéliste du boulevard Comte de Falicon, verrière de l’ossuaire de Caucade). Il travaille aussi à des réalisations monumentales à Vienne, Valenciennes, Saint Etienne de Tinée, Saint Paul de Vence.

Cette exposition de plus de 50 oeuvres (Huiles, gouaches, acryliques), permet de voir comment son travail intime a été le moyen d’explorer des mondes aux frontières du réel avec la Genèse et l’Apocalypse dans des oeuvres abstraites hautes en couleur où la lumière est un motif récurrent. Il exprime aussi sa sensibilité au travers de portraits d’êtres souffrants, mais aussi d’animaux non dénués d’humour. Enfin de 1987 à 1997 les oeuvres Digitales ouvrent au peintre de nouveaux champs d’investigation malgré la perte progressive de la vision.

Depuis son décès, son épouse Liliane Marco continue à faire vivre l’atelier de Lourmarin où elle crée toujours.

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