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Matisse - Rodin |
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La rencontre de l’œuvre de Matisse et de Rodin Si ces deux artistes ne se sont rencontrés qu’une seule fois, Henri Matisse et Auguste Rodin ont admiré les mêmes maîtres, ont partagé le goût pour l’art antique et classique. Le face à face de leurs œuvres a pour objectif d’éclairer le processus de création de chacun, leurs méthodes de réflexion et de recherche, le recours à l’étude de l’art classique en tant que source d’inspiration. Alors que l’œuvre de Rodin se caractérise par une très grande production et par sa monumentalité, l’œuvre sculpté de Matisse représente un ensemble de 84 sculptures réalisées tout au long de sa création picturale et graphique (médaillon en bas-relief, Profil de femme 1894, - Nu debout (Katia) - la Taille cassée, 1950). Le rapprochement de ces œuvres au sein d’une même exposition suscite de nombreuses réflexions. Tout d’abord la primauté donnée à l’expression. Pour Matisse comme pour Rodin, la sculpture ne se contente plus de reproduire un modèle, mais devient un médium d’expression d’une sensibilité, d’une émotion de l’artiste. Chacun dans son domaine transcendera cette approche totalement nouvelle que leurs maîtres communs Barye, Maillol, Bourdelle ont initiée. L’œuvre de Rodin tend vers une expression dramatique, celle de Matisse s’oriente vers la simplification des formes. Cette exposition propose une approche didactique de l’œuvre des deux maîtres afin de saisir leur profonde modernité et de comprendre notamment le cheminement de leur travail dans le sillage de leurs maîtres. Les Rodin du musée : Regards photographiques Le musée des Beaux-Arts de Nice présente une quarantaine de photographies appartenant à la collection du musée Rodin à Paris, issues d’un fonds spécifique d’environ 7 000 photographies qu’Auguste Rodin avait lui-même réunies. Ces photos rendent compte de sa sculpture et de son atelier, de 1877 jusqu’à sa mort en 1917. La sélection qui a été réalisée par le Musée des Beaux-Arts pour cette exposition s’attache particulièrement aux sculptures de Rodin conservées dans la collection ; les photographies révèlent par ailleurs le sculpteur et son atelier aux périodes correspondant à ces créations. Les photographies, clichés de photographes professionnels du temps de l’artiste tels que Gaudenzio Marconi, Stephen Haweis et Henry Coles, Edward Steichen, Eugène Druet, Jacques-Ernest Bulloz, considérées à vocation de documentation et d’archive au début par Rodin, évoquent aussi le rôle complexe et évolutif que la photographie a entretenu avec la sculpture aux yeux de l’artiste, jusqu’à prendre un statut d’œuvre photographique.
Matisse, Rodin, Nice écrit aussi le livre de l’histoire de l’Art. En 1945, sous l’impulsion de son maire, Jacques Cotta et de quelques amateurs d’art, Nice mène des actions dans le but de mettre en valeur sa vie culturelle et artistique. Attractive pour de nombreux artistes, la ville a toujours accueilli, des peintres, écrivains, poètes et musiciens venus du monde entier. Du temps des impressionnistes, les artistes s’employant à résoudre les problèmes de lumière viennent sur la Côte d’Azur. Auguste Renoir soumet le paysage aux variations de la couleur. Raoul Dufy observe la baie des Anges. Pierre Bonnard note les traces du temps. Marc Chagall trouve le lieu poétique de sa création. Picasso, Cocteau enrichissent par leur expression plus abstraite les perspectives de modernité. Louis Khan, Yves Klein, Claude Dezeuze, Bernard Pages, Claude Viallat animent le monde contemporain de Nice. Nietzsche avait laissé les traces de ses pensées sur le chemin d’Eze, Scott Fitzgerald achevait « Gatsby le Magnifique » au bord de la Méditerranée. Alphonse Karr, exilé, penche son esprit critique sur la terre niçoise pour y cultiver les plantes Niccolo Paganini et bien d’autres musiciens attachèrent leurs pas à notre région. Aussi, dès 1948, afin de faire connaître le caractère inspirateur de ces lieux, le syndicat d’initiative est sollicité pour la réalisation d’une affiche. Celle-ci a pour objet de témoigner de la vie culturelle de la ville de Nice. Henri Matisse, attaché à cette idée, accepte de créer Nice, travail et joie, affiche composée à partir de la reproduction de sa peinture Nature morte aux grenades, rayonnante de couleurs, évocatrice du bonheur de la lumière niçoise, source de créations artistiques. Dès lors, la ville n’aura de cesse que de développer sa vie culturelle. L’histoire artistique de Nice inspire de nombreuses manifestations culturelles. Aujourd’hui, grâce à la présence de ses nombreux musées à vocations diverses, la ville offre un large panorama depuis le monde préhistorique jusqu’aux arts contemporains. Chaque exposition est l’occasion de mémoire, d’interrogations, de perspectives, de nouveautés. Par sa dynamique le monde culturel niçois accompagne les congrès internationaux, séminaires et rencontres internationales. Les expositions de l’été 2009, Matisse Rodin. Un parcours sans fin au musée Matisse Les Rodin du musée : Regards photographiques au musée des Beaux-Arts sont dans la continuité de cette volonté culturelle de participer à la dimension nouvelle souhaitée par Nice, celle de jouer un rôle d’initiateur de propositions et de recherches sur la scène nationale et internationale. L’organisation de la première rencontre entre deux maîtres du 19ème et 20ème siècle est l’occasion, en collaboration avec le musée Rodin de Paris, de proposer de nouvelles clefs pour aborder l’histoire de l’art. Manifestations autour de l'exposition : Danse contemporaine :
28 mars 2009 Dans le cadre de “Mars aux musées” Jardin et 1er étage du musée. Diffusion du film d’Alain Fleischer, Le Roi Rodin, pendant la durée de l’exposition 10 janvier 2009 : Compagnie So What Pour en savoir plus : |