« INPIano, la facture du piano de 1791 à nos jours »
du 7 février 2003 au 6 juin 2004
Célébration du tricentenaire du piano

Accueillie par le Musée des Beaux-Arts de Nice, produite par l’Institut National de la Propriété Industrielle en partenariat avec l’association « Boisselot et Fils, Marseille », l’exposition INPiano, la facture du piano de 1791 à nos jours constitue un évènement exceptionnel avec un parcours didactique autour du piano. Un choix des brevets et inventions les plus représentatifs des trois derniers siècles, la présentation d’instruments de facteurs régionaux conjointement à aux productions exceptionnelles des deux grands industriels du XIXe siècle : Erard et Pleyel marquent cet anniversaire.

Apparu à la fin du XVIIème siècle, le piano a révolutionné le jeu et l’écriture des musiciens, donné une place prépondérante à l’interprète.
C’est en 1698 que le facteur et luthier florentin Bartolomeo Cristofori conçoit et bâtit le premier « gravicemballo col piano e forte » qui, à la différence du clavecin permet des effets et des nuances . Au cours du XVIIIe siècle, le mécanisme à clavier et marteaux sera principalement développé en Allemagne, Angleterre et dans l’Europe du Nord. C’est avec la Révolution, que le pianoforte fait son entrée en France, cent ans après sa création avec une pédale douce et une pédale forte .

Le XIXe siècle verra le génie inventif des facteurs français apporter des améliorations fondamentales au pianoforte qui devient l’instrument-roi de la classe bourgeoise jusqu’à obtenir l’instrument actuel (mécanisme, structure, forme du piano et accessoires) .

Dans la région, la famille Boisselot a rivalisé avec les plus grands : on lui doit notamment la réalisation du tout premier système de pédale tonale encore usité de nos jours par les grandes marques de piano de concert ainsi que divers aménagements du mécanisme. Ses instruments furent appréciés de Thalberg et Chopin ainsi que de Liszt , qui fut un ami intime, partagé dans son affection pour les pianos d’Erard autre facteur de cette époque. Une pièce unique de cette firme parisienne, peinte par Armand Besnard et datant de 1900 – 1902, don de la Baronne Vitta à la Ville de Nice, a été restaurée pour l’occasion et l’on pourra l’entendre lors des nombreux concerts qui ponctuent cette exposition. Un piano carré Pleyel de 1840, pièce unique elle aussi, sera présentée pour illustrer cette époque faste .
Aujourd’hui, la recherche en facture de piano est toujours d’actualité comme en témoigne par exemple le piano à queue de concert innovant du facteur Stephen Paulello présenté en juin à l’Opéra en clôture de cette manifestation.
M.B Duvernoy-Sacco
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